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Tribulations d'un geek...

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7 janvier 2015

J'allais vous souhaiter une bonne année...

Ce matin, j'étais décidé à écrire sur ce blog. J'allais vous souhaiter une bonne année. Oui, mais ça c'était ce matin. Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts. Beaucoup d'eau. Un torrent même : torrent de larmes, de désarroi, d'effroi et d'incompréhension. Ce jour est et restera un de ces jours noir, sombres, une nuit sans lune et sans étoiles.

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Aujourd'hui, des hommes sont morts au nom de la liberté d'expression; en notre nom à tous. Aujourd'hui, la barbarie a un ou plutôt plusieurs visages. La couardise, l'idiotie et l'intolérance ont été incarnés par ces barbares. On peut être ou ne pas être d'accord avec leurs satires, on peut ne pas partager leurs opinions, mais ce soir nous partageons leur funeste sort et nous les pleurons, à l'image de Philippe Val sur France Inter tout à l'heure, la voix émue mais déterminée. Nous sommes tristes pour eux, pour leur famille et pour la liberté d'expression. Jamais des mots ou des dessins ne méritent une riposte aussi sanglante.

Aujourd'hui, j'ai vu une France choquée, à genoux. Puis j'ai vu une France debout, dans la rue. A Paris, place de la République, puis à Nantes, à Rennes ou dans de nombreuses villes de province, j'ai vu des hommes se lever pour dénoncer un acte innommable. Les gens se sont pressés pour faire barrage à la peur. Dans un élan de solidarité et de compassion des centaines, des milliers, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées en silence.

Cette spontanéité me redonne une lueur d'espoir. Ils ont voulu les museler définitivement, ils ont élevé Cabu, Charb, Tignous et Wolinski au rang d'icônes. Leurs dessins sont désormais une arme, un symbole contre ceux même qui les ont combattus. Loin d'être divisés, les français sont ce soir rassemblés autour d'une même cause. C'est vrai, j'allais vous souhaiter une bonne année. C'est assez mal parti. Mais ce soir je perçois de l'espoir, de l'émotion et de la solidarité. Aux extrémistes de toute sorte : la solution n'est pas dans violence. Jamais.

Alors finalement, cette année qui ne commence pas bien ne finira peut être pas si mal...

6 février 2014

Légiférons sur la collecte et l'utilisation des données personnelles

Big data, internet des objets, réseaux sociaux, cloud computing : nos données sont dématérialisées et parcourent les quatre coins du globe avant d'être stockée on ne sait où par on ne sait qui et d'être réutilisées on ne sait comment. Ça commence à faire beaucoup d'inconnues pour des données que l'on génère et qui nous appartiennent... en théorie ! Je dis bien en théorie car bien souvent, nous acceptons sans même les lire des conditions d'utilisation qui nous dépossèdent totalement de ses données à notre insu. Il est temps que cela change !

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7 avril 2010

Dans mon viseur #2 : Où l'on parle d'infos, d'intox et de merlans frits...

Tout dire et ne rien dire à la fois, mélanger les saveurs et les couleurs pour servir l’information aussi éclectique soit-elle : c’est le retour d’un genre inauguré il y quelques mois de cela et qui mérite encore d’être rodé. Peu importe le temps dont on dispose, peu importe l’intérêt qu’on porte à l’information, elle mérite avant tout d’être traitée; c’est donc le but de cette petite digression bloguesque.

Pour commencer ce petit tour d’horizon, tournons nos regards vers la technologie, qui mène peu à peu ses révolutions dont la plus flagrante reste celle du tout tactile. Certains détestent, d’autres adorent, mais toujours est-il qu’il va falloir s’y faire, les bonnes vielles touches sont peu à peu vouées à disparaître. Et ce n’est pas Apple qui risque de me contredire puisque la sortie de l’iPad (autrefois nommée iSlate par les fanboys) s’est accompagnée d’un bruit assourdissant dans la technosphère et partout ailleurs. L’occasion de faire le tour de la bête et de découvrir ce qu’elle nous réserve. Mais rassurez-vous, l’honneur est sauf car la réponse à la question que l’on attendait tous est affirmative : oui, tout comme l’iPhone, l’iPad se mixe aussi !

La probabilité que le nouveau bébé de Steve Jobs fasse un flop reste cependant non nulle, même pour un as du branding comme lui. Seul l’avenir nous dira si oui ou non les tablettes tactiles réussiront à se frayer un chemin vers nos salons. En parlant de probabilités d’ailleurs, il s’avèrerait (et c’est la meilleure !) que le jeu du pile ou face n’est pas si équitable que ça. Et dire que depuis des siècles, des hommes jouent leur argent, voire leur vie à un jeu qui n’est pas si hasardeux qu’il y parait… Désormais je vais me mettre à la roulette russe, ça me parait plus équitable… ;-)

Ca aurait pu être une blague du premier avril, mais non, le nouveau site de notre président, tout comme sa facture d’un montant de 100 000€, est bel et bien en ligne. Les critiques furent rudes et acerbes. Tandis que certains ne supportent pas qu’un écusson aux allures royalistes soit arboré en lieu et place des symboles traditionnels de la République, d’autres trouvent l’auteur de ce site drôlement inspiré par nos cousins d’outre-atlantique. Même les amoureux de la typographie y retrouvent à dire : c’est vrai quoi, écrire "ELYSEE" sans accents pour un site proclamé 100% français, c’est la honte ! Heureusement, certains tentent de rétablir la vérité et de souligner les qualités d’un site (peut être) un peu trop décrié. Mais bon on s’en fout parce que ce malgré tout, on aura eu le droit à un joli easter egg en ce premier avril. Mort de lol, tiens.

Parce qu’il ne faut pas oublier qu’en avril, c’est la fête des petits farceurs que les webmasters sont des grands gamins dans l’âme. Imaginez-les entrain de comploter en secret pendant 365 jours pour concourir à cette course aux poissons. Des gros, des fins, des salés, des laconiques, des sophistiqués, il y en a pour tous les goûts. Et les geeks sont prolifiques : la preuve ! Et puis on ne va pas s’en cacher, le plus marrant et de loin, c’est de voir certaines personnes relayer les intox comme des infos en y croyant dur comme fer. Nous, c’est pas pareil, on ne dit pas qu’on n’ose même plus relayer une info un 1er avril de peur qu’elle soit en carton. La léthargie de l’info drainée par la peur de l’intox, mais le relayage en masse de l’intox motivé par la crise de rire, y a pas à dire l’homme est un drôle de poisson, surtout au mois d’avril… ;-)

30 mars 2010

Libérons la parole !

C’est le débat du moment : la liberté de parole dans notre état citoyen. L’affaire Zemmour/Guillon a relancé le débat : peut on réellement tout dire dans notre pays démocratique ? Vaste question que celle de la liberté d’expression et de ses limites au quotidien qui mérite d’être posée et discutée sans pour autant virer à l’amalgame. Doit-on toujours tourner sept fois sa bouche dans sa langue avant de parler ou devons-nous réellement laisser libre court à la pensée qui est notre ? C’est la question que je me suis posée.

Le débat mené hier soir sur France 3 par Frédéric Taddéï a l’audace de soulever la question et tente d’y répondre ou du moins d’apporter des éléments de réponse. En cela, il mérite d’être visionné. Pour ma part, si je n’ai pas choisi le nom de ce blog au hasard. La liberté d’expression est un droit inaliénable qui est absolument nécessaire à la démocratie. Ses seules limites sont celles imposées par la loi.

Cependant la mentalité française est selon moi bien trop imprégnée de jugement moral qui ne cesse de nous brimer. Le regard et le jugement des autres empêche nombre de personnes de s’exprimer librement, sous peine d’être exclus de leur environnement social ou d’être catégorisé définitivement pour des opinions qui sont parfois tout aussi légitimes que d’autres.

Les idées les plus folles sont souvent rejetées au même titre que celles qui s’éloignent un peu de cette norme, s’apparentant de près ou de loin à une forme de pensée unique dont le jugement moral est la première pierre. Osez penser différemment, vous serez vite écarté du débat, que vos idées soient justes ou non, pour autant qu’elles sortent du cadre de normalité défini par arbitrairement la majorité bien pensante.

Certes, toutes les idées ne sont pas bonnes à prendre. Mais toutes sont bonnes à dire, car c’est en se propageant silencieusement que les pires idées sont le plus sournoises et deviennent les plus dangereuses. Le silence ne laisse aucunement place à la discussion ou au débat, il laisse doucement s’installer une pensée figée et immature qui tente de s’imposer telle qu’elle.

Quant à l’humour, quel que soit sont degré et son genre, peut importe le public visé, il est l’un des principaux rempart contre ces idées absurdes. La caricature et l’exagération des failles d’un discours idéologique, politique ou bien d’un ordre totalement divergeant permet parfois une prise de conscience à l’aspect ludique. La colère ou l’indignation qu’ils peuvent entrainer chez certaines personnes n’est que le reflet de leur étroitesse d’esprit et de de leur irrespect envers des modes de pensée autres que le leur.

Alors certes il est nécessaire parfois de légiférer sur certaines problématiques engendrées par le dépassement de la marge de manœuvre autorisée par la loi. Mais en aucun cas une divergence d’idées ou de perception des évènements ne doit donner lieu à la censure et au silence, qu’ils soient imposés par quelqu’un ou qu’ils soient auto-infligés. Cette liberté est bien trop importante pour qu’on s’autorise à la limiter au nom d’une quelconque moralisation du discours tenu, bien que cette pratique entre malheureusement chaque jour un peu plus dans les mœurs.

16 novembre 2009

Dans mon viseur #1 : Où l'on parle de la Lune et des mutations du Web...

Faire un billet complet sur un sujet particulier demande du temps, mais surtout de l’information riche et pertinente en assez grand nombre pour pouvoir la traiter et la décortiquer. Des fois, il est difficile de trouver de quoi remplir un long post; non pas que l’info manque, mais elle n’est peut être pas assez pertinente ou méritante pour avoir une note dédiée. C’est le but de cette rubrique que j’inaugure ici et qui sera le recueil hors série de ma veille d’une actu à la fois plurielle et chargée en nouveautés.

L’actu phare de cette semaine aura bien entendu été scientifique plus que technologique : non, on n’a pas (à nouveau) marché sur la lune, mais au moins, on y a trouvé de l’eau ! On cherchait de l’eau sur mars[1], pourquoi aller si loin ? Il y en avait juste sous nos yeux ! Cette découverte majeure, révélée par la NASA n’aura pas attendu longtemps avant d’être reprise en home de Google, avec un joli logo dédié.

Google qui fait d’ailleurs encore et toujours beaucoup parler : la société omniprésente attaque sur de nombreux fronts, dont dernièrement Google Maps Navigation. On se demande comment vont réagir Navigon ou Tomtom à cette annonce fracassante qui signifie pour eux l’effondrement d’un marché à maturité qui restait jusqu’à présent stable et rémunérateur. Difficile également de ne pas survoler Google Dashboard qui recense les données vous concernant qui sont à la portée du géant de Mountain View : l’initiative est appréciable pour des raisons de transparence, même si le résultat peut faire peur. "Google may not be evil, but it obviously looks like a big brother."

Lorsque l’on y réfléchit, ça peut paraitre plus que surprenant de voir une boite créée en 1998 arriver à de tels sommets en si peu de temps. Rétrospectivement, la croissance du secteur de l’internet a été assez phénoménale, surtout depuis l’avènement du Web. Une nouvelle place de marché s’est ouverte et a permis d’innover et de redéfinir les limites que nous connaissions alors. Il est toujours intéressant de voir comment tant de changements on pu s’opérer et en quel laps de temps; c’est d’ailleurs l’objet de ce billet dont je vous conseille la lecture : The History of the Internet in a Nutshell.

Enfin, dernier point et non des moindres, le Web évolue encore avec les désormais célèbres réseaux sociaux et l’arrivée progressive du "real time Web" qui va progressivement amener de nouveaux usages. La preuve : auriez vous imaginé qu’un jour votre statut Facebook puisse vous servir d’alibi ? Einstein n’a qu’à bien se tenir : les 4 uniques dimensions qu’il avait jadis identifiées [2] ne sont plus d’actualité dans ce monde où les frontières spatiales et temporelles s’effacent peu à peu. Une bulle qui nous transporte et qui nous en ferait presque oublier la vraie vie et ses mécanismes sociaux-économiques d’un autre age, vous ne trouvez pas ? ;-)

Notes

[1] On a d’ailleurs déjà trouvé des traces de l’existence d’eau sur cette planète il y a bien longtemps

[2] Les 3 dimensions de l’espace ainsi que la dimension temporelle.

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