A l'approche des élections présidentielles, difficile d'éviter le sujet, même sur un blog qui n'est pas destiné à parler de politique. Mais ce n'est pas tant des idées politiques que de la manière que les médias ont de jouer avec les images et les évènements ainsi que de leur manière d'aborder le sujet que je tiens à évoquer ici. Tour d'horizon d'une campagne ultra-médiatique opaque retransmise en direct devant les petits écrans : la magie des marionnettistes opère toujours sur les grands enfants que nous sommes.

Rayons lumineux à travers les nuages

Car vous l'aurez compris (ou non) ce ne sont pas les vrai personnages que nous voyons à travers cette campagne, mais une reproduction caricatural dont la fidélité laisse à désirer à l'aspect pourtant si réel. La politique telle que nous la voyons aujourd'hui est teinté par les médias, et à l'instar des jours ensoleillés d'été où la lumière est filtrée par les verres des lunettes de soleil, il est plus confortable de les garder sinon l'éblouissement nous gagne.

La campagne qui sévit aujourd'hui est une campagne qui n'est plus axée sur des idées politiques, mais simplement sur des hommes. Téléréalité d'un nouveau genre ? La politique n'a jamais été autre chose que des idées jusqu'à aujourd'hui, plus que des idées communes se sont des affinités avec un homme ou une femme qui décident que ce sera au tour de tel bulletin d'être dans l'urne en lieu et place de son voisin direct. Hallucinant non ? Je ne peux me résoudre à me dire que le futur d'une nation, de ma nation, repose sur les bases rudimentaires d'une sorte de copinage à l'échelle nationale.

Autre grand problème : la bipolarisation de la campagne par les média. Sarko ou Ségo ? Ségo ou Sarko ? La quasi-majorité des personnes parlant de cette campagne excluent toute possibilité d'un outsider pouvant peser sur le choix des français. Un Bayrou médiatiquement translucide et un Le Pen plus fébrile qu'en 2002 en attestent. Mais de quel droit les média peuvent-ils s'octroyer le droit d'éliminer d'un coup de revers et par avance autant de pourcentages d'alors qui représentent autant de voix potentielles cette année pour ces mêmes partis ?

Je vous passerai les procédés peu scrupuleux employés pour remplir les pages entières de canards qui ne se focalisent que sur deux candidats. Forcément, remplir une page par jour par candidat, lorsqu'il ne s'agit pas d'un numéro spécial politique hebdomadaire, nécessite d'avoir de la matière, et cette matière on la trouve où on peut. C'est alors que l'on se focalise sur les bourdes de l'une, le vocabulaire de l'autre, et que l'on passe à côté des choses essentielles : le programme. Je n'ai que faire d'un lapsus, qui est uniquement révélateur du manque de matière des média, je voir les mesures, les idées de chacun, qu'on me les décortique et que l'on me les crtique.

Raz le bol de cette campagne déformée où le seul refuge relativement intact reste de celui d'une partie des sites web à caractère argumentatif, leur comparaison permettant alors de se faire sa propre idée, de se forger ses propres convictions au dépit de tout tourbillon médiatique. Non pas que je me considère comme un messie qui va venir vous révéler la vérité au grand jour, mais j'espère simplement faire percer quelques rayons de soleil à travers ces sombres nuages et ainsi vous faire chercher la vraie lumière par vous même, car il n'est d'autre vérité que celle que l'on sait se donner. A bon entendeur...