Il y a des gens qui comme moi prétendent ne pas comprendre l'intrusion du terme Web 2.0 sur l'Internet, alors même que nous contribuons à le diffuser par la critique de son emploi. Mais le fait de ne pas croire en l'usage d'un tel terme ne signifie pas que l'on n'en connaît pas les aspects et les définitions qui ne sont donnés. Malheureusement, ce sont les médias qui les premiers utilisent ce mot issu du plus profond du marketing sur l'Internet et une fois de plus mal à propos. Carton rouge pour Le Monde Informatique et son article nommé Le Web 2.0 favoriserait la fuite d'informations.

Journal

Vous allez me croire prétentieux de porter un tel jugement sur un article de presse, mais les journalistes ne sont pas les techniciens qu'ils se disent au travers de leur article et pervertissent parfois le sens des mots dans le simple but d'avoir un titre racoleur. Dans ce cas, il faudra m'expliquer si c'est le titre qui est très mal choisi ou l'article qui est très mal rédigé car les deux propositions peuvent avoir un poids certain si utilisées indépendamment.

Je m'explique : cet article explique que de nombreuses personnes accèderaient à l'Internet à partir de leur lieu de travail et ce pendant plusieurs heures par jour. Sont pris en compte les Youtubes, Myspaces et autres services estampillés (plus ou moins à tort) 2.0, sans oublier les fameux réseaux sociaux. Ha, nous voici au coeur du problème, ces fameux réseaux qui faciliteraient les fuites de données professionnelles d'où on déduit que le Web 2.0 entier est e faute ! Maudit soit-il !

Il ne m'en faut ni plus ni moins pour monter sur mes grands chevaux. Donner à l'article un nom qui ne reflète les propos tenus que dans une seule petite phrase de l'article et en plus en déformant le concept de Web 2.0 pour le réduire aux réseaux sociaux, eux mêmes coupables de des propos qui sont tenus en leur sein par les employés, voilà qui est légèrement capilo-tracté. Non seulement je dirais que seuls les employés sont responsables de leurs propos peu importe l'endroit et les circonstances dans lesquels ils sont émis, mais de plus, je serai heureux de rencontrer celui qui a pu réaliser une telle étude.

Ont-ils surveillé des employés tout au long de la journée pour scruter le moindre propos qu'ils ont tenu sur ces services ? Ont-ils installé des caméras et mouchards dans quelques disaines d'entreprises de France ? Il y en a qui n'auraient donc que ça à faire ? Remarque, on a un taux de chômage à faire descendre. Ha, et si vous voulez parler de ce truc qui circule de blogs en blogs, de Daylimotions en Vpods, de blogueurs en journalistes, de citoyens en citoyens, cela s'appelle de l'information plus que de la fuite, messieurs. A bon entendeur.