De tous temps et depuis sa naissance, l’homme est sujet au changement. Il a su évoluer dans un monde parfois hostile, à traversé de nombreuses épreuves sans pour autant disparaître. Mais avec la sédentarisation et l’évolution d’une espèce sont nées des habitudes qui s’opposent au changement et qui pourraient bien mener l’homme à sa propre perte s’il ne se s’adapte pas plus rapidement à ce monde qui lui devient hostile par sa propre faute.

La fable de l’homme sédentaire qui vivait au rythme de la nature, des saisons et de la chasse est bien éteinte. Tout juste est-elle désormais bonne à nourrir l’imaginaire des enfants, remplir les livres d’histoire et occuper quelques scénaristes hollywoodiens. L’homme depuis a bien changé : il s’est d’abord sédentarisé, puis a créé des règles politiques et économiques afin de bâtir une société qui a peu à peu évoluée.

Le changement n’a jamais cessé à cela près qu’il ne fut plus instauré par la nature, mais par l’homme lui même. Les nouvelles lois qui régirent sa vie ne furent plus jamais la biologie ou la physique, mais la loi du marché, l’ambition, le profit et l’égoïsme. C’est pour vaincre l’égoïsme croissant de l’homme que de nouvelles lois lui ont été imposés peu à peu à un tel point qu’il est désormais infantilisé et déresponsabilisé de toute part.

Cette déresponsabilisation a mené à un mépris des lois pour une simple raison : l’infantilisation à outrage de l’homme a fait de lui un être ignorant qui a oublié les raisons même qui ont donné naissance à ces lois. Le mépris des lois a conduit à en créer de nouvelles, plus répressives, plus idiotes, et au final tout ceci n’a fait qu’empirer. Le malaise social s’est ainsi peu à peu installé au sein de nos sociétés.

Aujourd’hui, nous avons à faire face à de grands problèmes, certes économiques, certes écologiques, mais bientôt sociaux et culturels. Le nombrilisme nous a amené à oublier les conflits qui peuvent émerger à cause du manque de pétrole, ou même d’eau potable. Car si le pétrole n’est pas si vital, l’eau potable, en revanche, l’est et on oublie souvent de dire que la surpopulation, le gaspillage et les changements climatiques conduisent peu à peu à sa rarification.

A force de croire que le monde allait finir par évoluer en même temps que lui, l’homme en a fait un ennemi. Le fait est que non, les grands problèmes qui s’offrent à lui ne vont pas se régler d’eux même; non ils ne peuvent attendre quelques décennies encore. En refusant de voir la réalité en face : nous nous condamnons peu à peu.

En refusant toute responsabilité et en étant peu à peu privés de tout moyen d’agir, se reposant sur un système dont nous sommes devenus esclave, nous avons oublié comment faire face à une situation de crise. Je ne parle pas de la crise qui est sur les lèvres de tous les journalistes en ce moment, je parle d’une crise bien plus grave : une crise mondiale sociale, culturelle, écologique, économique, politique, scientifique, militaire, philosophique, bref, polymorphe. Cette crise nous guette tous si nous n’agissons pas dès demain.

J’ai foi en l’être humain. Il a su se sortir des pires situations en tous temps. Cependant, la gravité de cette situation particulière reste sans égal. Il va falloir agir et vite, ensemble, retrouver la faculté d’adaptation qui fut la notre pour s’adapter à ce nouveau monde avant de le pourrir plus encore par notre obstination à avancer sans regarder ce qu’il se passe autour de nous. Jetons nos œillères, réveillons les consciences et ensemble ouvrons la voie vers le changement, celui qui marquera notre salut.