Un article de Rue89 a attiré mon attention sur un sujet dont j'ignorais jusqu'à présent l'existence : la guerre entre universités et revues scientifiques. Alors que ces dernières profitent du fait de prendre pleinement part au processus d'évaluation et de classement des universités pour augmenter continuellement (et de manière parfois abusive) leurs tarifs, les établissements universitaires du monde entier voient sans cesse leur budget être révisé à la baisse. Cela conduit à des situations ubuesques.

research.jpg

C'est ainsi que l'université Pierre et Marie Curie (UPMC) ou encore l'université Paris-V décident d'arrêter leur abonnement à certaines de ces revues. Mais les contentieux ne se cantonnent pas à nos frontières puisque le syndrome semble être le même en Belgique ou encore à l'université de Montréal.

On peut alors se demander comment vont évoluer les conditions de travail des chercheurs qui ont besoin de ces revues afin d'effectuer une veille permanente sur leurs domaines d'activité respectifs, de se comparer à leurs pairs et même de s'en inspirer afin de dépasser leurs performances. La solution réside peut-être dans une refonte du système d'évaluation de la recherche dans son intégralité, mais ce processus sera sans doute long et fastidieux.

Certaines initiatives telles Google Scholar vont déjà dans ce sens, mais cela sera-t-il suffisant ? A l'heure de l'internet et de la libre circulation des idées et des savoirs, il serait probablement temps d'entreprendre ce chantier, mais cela ne se fera probablement pas sans casse lors de la période transitoire qui mènera à cette nouvelle organisation...

Source : Dans les universités, désabonnements en masse aux revues scientifiques