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Tribulations d'un geek...

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17 novembre 2013

Revue de Web du 17/11/13

Salut à tous ! Voici une petite sélection de liens intéressants glané tout au long de cette semaine à travers la toile. Idéal pour une petite lecture dominicale.

C'est tout pour aujourd'hui ! Et vous ? Vous avez des liens intéressants à partager ?

10 juin 2010

Pensées à propos d'Apple

S’il est une marque technologeek qui ne fait pas s’émoustiller que les geeks mais bien la ménagère lambda, c’est Apple. La marque à la pomme d’argent qui vend de l’électronique en guise de rêve se démocratise de plus en plus à travers ces dernières années. L’iPod, l’iPhone, l’iSlate… heu, pardon, l’iPad, voilà tout autant d’outils qui ont su conquérir le grand public et redorer l’image de la marque. Cependant, le virage stratégique de l’entreprise a été amorcé et l’on sent le vent tourner.

Apple

Le plus grand atout d’Apple : son inventivité. La souris traditionnelle ou encore l’iPhone sont deux grands exemples qui montrent à quel point Apple sait être innovant et peut révolutionner une industrie en y ajoutant sa touche en terme d’interface et d’ergonomie. Cet esprit créatif, allié à un perpétuel désir d’esthétisme a longtemps donné à Apple une image d’acteur de l’industrie de luxe, ce qui lui a permis l’augmentation tarifaire de ses produits afin de continuer à vivre correctement malgré des ventes limitées.

Aujourd’hui, Apple a connu un énorme succès avec l’iPhone et est maintenant connu de toutes les ménagères. La cible n’est plus la populace des geeks, des personnes les plus exigeantes ou aux besoins spécifiques, prêtes à mettre le prix dans du matériel de qualité qui réponde à leurs besoins, mais bien monsieur et madame Toutlemonde. Pourtant, la politique de prix d’Apple n’évolue guère, avec des prix toujours au dessus de la moyenne du marché et une marge plus que raisonnable pour l’entreprise.

Ce qui évolue désormais, c’est la politique d’ouverture de l’entreprise. Steve Jobs l’a bien compris, pour conquérir le marché de la ménagère, il faut du beau, du simple et de l’efficace. Et aux yeux du dirigeant de la marque à la pomme, ceci est synonyme de fermeture. On n’ajoute que les réponses aux besoins exprimés dans l’instant en fermant tout accès aux développeurs tiers pour qu’ils ne viennent pas combler les besoins futurs des utilisateurs d’une manière qui ne serait pas approuvée par Apple. Garder le contrôle à tout prix, voilà le nouveau moto de la marque qui contrôle jusqu’aux applications qui sont soumises sur l’iTunes store.

L’iTunes Store est une autre des grandes vitrines mettant en exergue les revirements de politiques de la société qui s’axe désormais sur la vente de contenu. Des films, des MP3 et même, avec l’arrivée de l’iPad, des revues numériques enrichies. Tout contenu qui transite par une machine Apple doit être monétisé pour en tirer un maximum de bénéfices.

Seul problème, à force de vouloir trop simplifier, cela ne nuirait-il pas à l’inventivité d’Apple ? L’iPhone en est un bel exemple. Trop restrictif (bien qu’étant initialement une révolution ergonomique), il a fallu attendre les versions successives (espacées d’un an minimum entre chaque) pour le voir se doter de fonctionnalités basiques telles le copier coller ou encore la capture de vidéos. L’utilisateur est pris aux piège et vit au dépends du bon vouloir d’Apple concernant l’implémentation de telle ou telle technologie : certains en font d’ailleurs déjà les frais concernant la politique de Jobs envers la technologie Flash.

Un petit tour du coté de l’annonce de l’iPhone 4 nous révèle l’absence de tout "Wow effect" auquel Apple nous avait jadis habitué. Le "One more thing" perd de son attrait lorsqu’Apple annonce vouloir ressusciter la visio qui a été déclaré morte depuis un bon moment par tous les experts des usages mobiles. L’iPad est, pour avoir joué avec, une belle machine certes impressionnante au premier abord, mais qui manque clairement d’ouverture pour combler des lacunes qui permettrait de lui trouver un usage quotidien et durable au sein d’un foyer moyen.

L’égérie des geeks est-elle encore vivante ? Cette marque qui les aura fait rêvé et vibré les regarde-t-elle encore et les reconnait-elle comme ses premiers clients ou les ignore-t-elle désormais définitivement ? Il semblerait que le manque d’ouverture d’Apple marque le point d’orgue des dissensions entre sa clientèle geek et elle même, la coupant désormais d’une bonne part d’inventivité que cette première aurait pu lui insuffler. Mais que Steve se rassure, il aura toujours derrière lui quelques aficionados de la première heure qui sont peut regardants sur les concepts d’ouverture et de bidouillabilité. ;-)

7 avril 2010

Dans mon viseur #2 : Où l'on parle d'infos, d'intox et de merlans frits...

Tout dire et ne rien dire à la fois, mélanger les saveurs et les couleurs pour servir l’information aussi éclectique soit-elle : c’est le retour d’un genre inauguré il y quelques mois de cela et qui mérite encore d’être rodé. Peu importe le temps dont on dispose, peu importe l’intérêt qu’on porte à l’information, elle mérite avant tout d’être traitée; c’est donc le but de cette petite digression bloguesque.

Pour commencer ce petit tour d’horizon, tournons nos regards vers la technologie, qui mène peu à peu ses révolutions dont la plus flagrante reste celle du tout tactile. Certains détestent, d’autres adorent, mais toujours est-il qu’il va falloir s’y faire, les bonnes vielles touches sont peu à peu vouées à disparaître. Et ce n’est pas Apple qui risque de me contredire puisque la sortie de l’iPad (autrefois nommée iSlate par les fanboys) s’est accompagnée d’un bruit assourdissant dans la technosphère et partout ailleurs. L’occasion de faire le tour de la bête et de découvrir ce qu’elle nous réserve. Mais rassurez-vous, l’honneur est sauf car la réponse à la question que l’on attendait tous est affirmative : oui, tout comme l’iPhone, l’iPad se mixe aussi !

La probabilité que le nouveau bébé de Steve Jobs fasse un flop reste cependant non nulle, même pour un as du branding comme lui. Seul l’avenir nous dira si oui ou non les tablettes tactiles réussiront à se frayer un chemin vers nos salons. En parlant de probabilités d’ailleurs, il s’avèrerait (et c’est la meilleure !) que le jeu du pile ou face n’est pas si équitable que ça. Et dire que depuis des siècles, des hommes jouent leur argent, voire leur vie à un jeu qui n’est pas si hasardeux qu’il y parait… Désormais je vais me mettre à la roulette russe, ça me parait plus équitable… ;-)

Ca aurait pu être une blague du premier avril, mais non, le nouveau site de notre président, tout comme sa facture d’un montant de 100 000€, est bel et bien en ligne. Les critiques furent rudes et acerbes. Tandis que certains ne supportent pas qu’un écusson aux allures royalistes soit arboré en lieu et place des symboles traditionnels de la République, d’autres trouvent l’auteur de ce site drôlement inspiré par nos cousins d’outre-atlantique. Même les amoureux de la typographie y retrouvent à dire : c’est vrai quoi, écrire "ELYSEE" sans accents pour un site proclamé 100% français, c’est la honte ! Heureusement, certains tentent de rétablir la vérité et de souligner les qualités d’un site (peut être) un peu trop décrié. Mais bon on s’en fout parce que ce malgré tout, on aura eu le droit à un joli easter egg en ce premier avril. Mort de lol, tiens.

Parce qu’il ne faut pas oublier qu’en avril, c’est la fête des petits farceurs que les webmasters sont des grands gamins dans l’âme. Imaginez-les entrain de comploter en secret pendant 365 jours pour concourir à cette course aux poissons. Des gros, des fins, des salés, des laconiques, des sophistiqués, il y en a pour tous les goûts. Et les geeks sont prolifiques : la preuve ! Et puis on ne va pas s’en cacher, le plus marrant et de loin, c’est de voir certaines personnes relayer les intox comme des infos en y croyant dur comme fer. Nous, c’est pas pareil, on ne dit pas qu’on n’ose même plus relayer une info un 1er avril de peur qu’elle soit en carton. La léthargie de l’info drainée par la peur de l’intox, mais le relayage en masse de l’intox motivé par la crise de rire, y a pas à dire l’homme est un drôle de poisson, surtout au mois d’avril… ;-)

26 octobre 2009

Quand Apple rie (une fois de plus) au nez de Windows

On connait tous les légendaires publicités Mac vs PC. Cette fois-ci, Apple a tiré le premier en félicitant Microsoft de la récente sortie de Windows 7 d’une manière toute particulière. En effet, pour résumer le contenu de cette vidéo à mon lectorat anglophobe, il s’agit en fait d’une vidéo vantant les mérites de 7 qui semblerait régler tous les soucis de la précédente version de Windows. Ca semblerait alléchant si cette promesse n’était pas réitérée à chaque sortie d’une nouvelle version de ce système d’exploitation ! Regardez plutôt :


Apple souhaite la bienvenue à Windows 7

Quant à la sortie de Windows 7, je l’ai trouvé bien discrète comparée à la sortie en fanfare de Vista. Je n’ai pas encore eu l’occasion de la tester, mais je tâcherai d’installer cette version sous peu, mon pass MSDNAA mer donnant accès à une licence gratuite. En tout cas, les premiers retours on l’air favorables : on verra ça. ;-)

Merci à Pierre pour le lien vers l’article publié sur Les Numériques

4 janvier 2008

Pourquoi l'iPhone ne s'est vendu qu'à 70 000 exemplaires en France

Si vous trainez un peu dans la vide blogosphère geek ces derniers jours, vous n'avez pas pu passer à côté de l'information relayée partout tant il n'y a rien à se mettre sous la dent en ces premiers jours du mois de janvier. L'iPhone, ce téléphone d'Apple au succès fulgurant outre-atlantique, au buzz interminable et à l'ergonomie novatrice ne s'est vendu qu'à 70 000 exemplaires en France le mois dernier. Tentons de décrypter ensemble ces chiffres de vente officieusement décevants.

iPhone d'Apple

Officieusement décevants puisqu'officiellement, les chiffres de vente attendus étaient compris entre 50 000 et 100 000 unités pour le premier mois de vente dans l'hexagone. A lire ces prévisions, on pourrait se dire que la mission a été accomplie avec succès, mais c'est sans compter sur l'hallucinant et très prometteur nombre d'exemplaires écoulés le premier jour qui s'élève à 30 000. Oui, près de 40% des ventes de l'appareil se sont déroulées le premier jour ! Après, ce fut le calme presque plat pour un téléphone si attendu en France, et ce pour plusieurs raisons :

Tout d'abord, le temps d'attente pour voir le téléphone arriver sur le marché français a été extrêmement long, avec un "ni oui, ni non" couplé à un "je t'aime, moi non plus" assez lassant entre Apple et les opérateurs téléphoniques français. Tellement long d'ailleurs que certaines mauvaises langues désespéraient de voir un jour l'iPhone arriver en France. Entre la sortie de l'iPhone aux USA en juin dernier et sa sortie en France, il se sera écoulé quand même six longs mois.

Le marché français est différent du marché américain : les besoins divergent et les offres également. Ainsi aura-t-il fallu voir venir la sortie de l'iPhone pour pouvoir enfin bénéficier de forfaits data illimités. Mais cette offre banale aux USA étant une première chez nous, cela a également un prix : les forfaits téléphoniques pour iPhone ne sont pas disponibles en dessous de 49€ par mois. N'importe qui ne peut pas s'offrir un forfait de la sorte en plus du prix du téléphone qui est de 399€ ! Qui a dit que la technologie était à la portée de toutes les bourses ?

A marché différent, marketing différent. Si l'Apple-mania existe bel et bien en France, elle est moins exacerbée que de l'autre côté de l'Atlantique et les files de queues devant les magasins Apple y sont beaucoup moins longues. Le buzz à l'américaine n'a pas marché en France, du moins pas comme escompté. Certes, les aficionados de la pomme ont acheté leur jouet le jour de la sortie, mais le buzz s'est vite effondré car il n'a pas été entretenu en chez nous. Il aura en effet fallu attendre le dernier moment pour voir apparaître les publicités pour l'iPhone dans notre beau pays. Sans compter l'absence de ce dernier à l'Apple Expo, rendez-vous incontournable des geeks de tout poils. Conséquence directe de la longue partie de cache-cache entre Apple et Orange ?

Si l'acheteur de base de l'iPhone est le technophile (je pense qu'il est inutile de préciser que la ménagère moyenne ne va pas se payer un téléphone à ce prix alors qu'elle peur en avoir un à 1€), ce dernier est l'utilisateur le plus difficile à satisfaire car très exigent ! Il aura aussi vite remarqué la qualité de l'appareil que ses défauts. Ainsi l'absence de fonctionnalités telles que l'envoi de SMS en masse, la vidéo, la gestion des MMS, etc, aura généré un buzz négatif dont Orange et Apple se seraient bien passés.

Voici à mon sens les principales raisons pour lesquelles l'iPhone ne s'est pas mieux vendu en France alors que ce produit aurait pû être un best-seller. Cela ne signifie pas que les chiffres de vente ne sont pas honorables, mais tout simplement qu'un marché français trop peu mature, une mauvaise adaptation aux besoins et aux attentes de la clientelle locale ainsi qu'un marketing peu élaboré de la part d'Orange n'ont pas aidé à gonfler ces chiffres qui auraient pu, à mon sens, être bien meilleurs.

Pour aller plus loin : Petite étude marketing du bruit généré par l'arrivée de l'iPhone sur le marché rédigée en juillet dernier.

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