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Tribulations d'un geek...

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4 mai 2008

Le format Flash enfin documenté !

La nouvelle vient de tomber de l'arbre, elle est encore toute fraîche : Adobe a décidé de rendre public certaines documentations de Flash ainsi que de supprimer certaines restrictions d'usages dans le but de faciliter le portage de sa technologie sur les plate-formes non supportées, qu'il s'agisse d'OS ou de périphériques mobiles. L'ère du support chaotique de Flash sur les plate-formes libres et open-sources serait-elle définitivement achevée ?

Cette action de documentation de la technologie Flash est justifiée et officialisée par le lancement de l'Open Screen Project dont les nombreux mécènes partenaires sont largement mis en avant sur la page de garde du projet et dont le but est de permettre le déploiement des interfaces riches sur des plate-formes où elles sont encore inexistantes ou presque.

Plus précisément, il est stipulé que le travail réalisé sous le couvert de l'Open Screen Project sera basé sur la suppression des restriction d'usages des formats SWF et FLV/F4V, sur la publication d'API et de protocoles ainsi que sur la suppression du coût des licences de certains des produits liés à AIR et à Flash. Attention cependant à ne pas se méprendre : il ne s'agit pas de l'ouverture du format Flash mais seulement de la documentation de ce dernier, ce qui est grandement différent.

On est en droit de se demander quelles peuvent bien être les raisons d'un revirement si soudain. Serait-ce la peur de Silverlight et principalement du projet Moonlight chargé de porter Silverlight sur les plate-formes Open Source qui en serait à l'origine ? A moins qu'il ne s'agisse d'une simple et soudaine prise de conscience de l'absurdité de la politique menée jusqu'ici et de leur incapacité à gérer le développement de leurs produits sur la foultitude de plate-formes disponibles ? Nous ne le saurons probablement jamais... ;-)

Via LordPhoenix

17 avril 2008

La sécurité n'est pas le point fort de Flash

Dans la lignée de mon précédent article sur les dangers d'un Web propriétaire, un article a été publié sur le blog de Matasano à propos des failles de sécurité inhérentes à la technologie Flash présente sur la grande majorité des plate-formes. Ainsi n'importe quel ordinateur devient la cible potentielle d'une attaque tandis Adobe se voit frappée d'incapacité à combler toutes ces failles sur toutes les plate-formes couvertes par cette technologie. Je vous livre ci-dessous la traduction d'un extrait de ce billet par Tristan Nitot[1] :

Les failles (de sécurité) dans Flash sont des catastrophes. En 2008, on a de nombreux navigateurs différents. Nous avons différentes versions des systèmes d'exploitation et nous avons des utilisateurs de Mac. Mais il n'y a qu'un seul fournisseur pour Flash, et tout le monde a Flash installé sur sa machine. Pourquoi faut-il s'intéresser aux trous de sécurité dans Flash ? Parce que le monde réel, n'importe quelle attaque de ce genre permet à son auteur de prendre contrôle d'une vaste majorité d'ordinateurs.

L'ouverture du Web n'est pas qu'une simple utopie ou qu'un simple idéal vers lequel nous devons tendre; il s'agit d'un combat de tous les jours dont tous les utilisateurs sont bénéficiaires, parfois sans même en être conscients. De grandes problématiques sont soulevées par ce sujet dont l'accessibilité qui est malheureusement souvent perçue à tort comme utile à une portion marginale d'internautes. La sécurité en est une autre qui, cette fois-ci parle beaucoup plus aux internautes lambda bien souvent sensibilisés à cette question car cela fait des années que l'on leur parle d'antivirus, de pare-feu, ou que sais-je encore. S'il faut en passer par là pour faire comprendre les enjeux d'un Web ouvert et standardisé, soit, nous le ferons.

Notes

[1] Au fait Tristan, sur la nouvelle version du Standblog, il n'est fait nulle part mention de tes choix en matière de republication du contenu dont tu es l'auteur... Tu es toujours sous licence Creative Commons BY-NC-SA ?

9 avril 2008

Flash, AIR, Silverlight : Les dangers d'un Web fermé et propriétaire...

Il est facile de succomber aux atouts et aux promesses pleines d'espoir des plateformes RIA (Rich Internet Applications) que sont Flash et AIR d'Adobe ainsi que Silverlight de Microsoft. Ces dernières nous promettent l'accès à un Web plus dynamique et interactif bien plus agréable pour le visiteur. Mais attention au danger, car danger il y a, du caractère propriétaire de ces applications. Cela peut paraître insignifiant pour le commun des mortels, mais comme dirait l'autre "pour moi ça veut dire beaucoup", et ce n'est pas qu'une image...

On ne peut contester le caractère novateur de ces technologies qui permettent une dynamisation du Web. L'émulation issue de la concurrence est au service de l'innovation qui avance vite, très vite ! Et comme toujours, l'innovation nous offre de nouvelles perspectives des plus intéressantes, des alternatives qui parfois augurent d'un avenir radieux et c'est ce qui se passe aujourd'hui dans le domaine des Rich Internet Applications. Malheureusement, malgré l'espoir que peut nous apporter une telle technologie, il y a deux mots qui peuvent au demeurant paraître insignifiant mais qui, lorsqu'ils sont associés et accolés au mot "Web", peuvent devenir une véritable menace.

Ces deux mots ne sont autres que des adjectifs : "fermé" et "propriétaire". Mais avant de nous occuper d'eux, laissez-moi vous raconter une histoire. Le Web n'a pas toujours été basé sur la normalisation de technologies ouvertes comme il l'est actuellement. A ses débuts il s'agissait effectivement de technologies ouvertes, mais les grands acteurs du marché des navigateurs ont essayé de se les approprier. Ce que l'on a appelé la Balkanisation du Web, c'est cette époque pendant laquelle ces acteurs ont tout d'abord implémenté (d'une manière qui leur était propre) le HTML et les CSS avant de créer des balises propriétaires, ce qui a eu pour conséquence l'apparition d'interprétations divergentes entre les navigateurs si bien qu'à cette époque, considérée comme le cauchemar des développeurs, il était nécessaire de créer un site différent par navigateur pour jouer de ces différences d'interprétation.

Il aura fallu attendre la naissance du W3C pour voir apparaître une normalisation des langages HTML et CSS et une uniformisation de l'interprétation de ces langages. Ce n'est que près de dix ans après que les effets de cette balkanisation commencent à s'estomper, malgré la présence de stigmates profondes encore visibles aujourd'hui. Serait-ce ce vers quoi nous tendons ? Non : les données sont aujourd'hui bien différentes puisqu'il ne s'agit pas d'une seule technologie que l'on tente de s'approprier mais de la naissance de plusieurs technologies qui ont pour cible un seul et même marché et qui tentent de se l'approprier. Nous ne feront donc pas face à une seconde balkanisation du Web, mais plutôt à une guerre. Une guerre qui ne se fera pas sans dommages collatéraux aussi bien chez les distributeurs de ces technologies, que chez les développeurs Web ou les internautes : vous tout autant que moi.

Oui, j'ai bien dit "guerre", et contrairement à ce que vous pouvez penser, le mot n'est pas si fort que cela. En effet, il y aura entre Silverlight et AIR, qui sont les deux principaux concurrents dans cette course aux RIA, une guerre des technologies similaire à la guerre des formats qui a eu lieu entre le Blu-ray et le HD DVD. Ce conflit a pris fin dernièrement après plus de, tenez-vous bien... 4 ans d'attaques plus ou moins directes entre les deux acteurs du marché. Quatre ans pendant lesquels les constructeurs et les consommateurs ont été tiraillés entre deux choix, deux technologies. A l'issu de ce combat, la mort du HD DVD a été annoncée, causant de nombreuses pertes financières à plusieurs échelles : des quelques centaines d'euros dépensées par les consommateurs pour l'achat d'un lecteur HD DVD, aux millions d'euros investis par certaines grandes firmes dans le développement et le déploiement de la technologie.

Mais plus encore que cette guerre technologique, le plus grand danger réside certainement dans le caractère propriétaire de ces technologies puisqu'aucune d'entre elles, par leur caractère fermé, ne peut être normalisée. Ainsi, opter pour l'une ou l'autre technologie, c'est s'en remettre totalement au choix du distributeur de cette dernière qui sera le seul à décider du portage ou non de sa technologie sur une plateforme. Imaginez développer un site sous Silverlight alors que celui-ci ne soit porté que sur Windows : inutile de vous faire un dessin pour que vous vous rendiez compte que des millions d'internautes sous Mac et Linux n'auront pas accès à votre site, ce qui représenterait pour des sites marchands, un certain manque à gagner. Et le pire, c'est que le caractère fermé de cette technologie empêchera quiconque le voudra de la porter sur sa plateforme favorite.

Les mauvaises langues diront que des solutions libres permettaient la lecture du Flash avant qu'Adobe ne le porte sur Linux. Oui, le Flash était lisible. Enfin, si l'on faisait abstraction des problèmes de son, des sites mal développés donc illisible, et autres problèmes qui concernaient plus de la moitié des sites utilisant Flash. Mais maintenant que Flash est porté sous Linux, cela va beaucoup mieux : il ne reste plus que quelques problèmes liés à certains lecteurs vidéos ou à des slides dynamiques, sans compter le chargement de certains sites qui ne se chargeront pour ainsi dire jamais. Ha, et oubliez l'enregistrement de vidéos via Seesmic : le Flash ne supporte pas les Webcam sous Linux. Non, franchement, tout va mieux... si si, je vous assure !

Enfin, j'aimerai aborder une dernière critique et non des moindres sur ce sujet qui pourrait encore en attirer de nombreuses autres, mais cette dernière va de pair avec celle précédemment énoncée : il s'agit de l'accessibilité. Malgré les défauts de Flash à ce niveau, il existe des techniques pour rendre l'intégration de cette technologie dans une page Web non intrusive ainsi que des techniques permettant de rendre les application Full Flash plus accessibles. Mais sur la totalité des développeurs, combien connaissent ces techniques ? 4 ou 5% ? Combien parmi ceux-ci les emploient ? Moins de la moitié ? Combien de sites, sur la totalité des sites en Flash, sont accessibles ? Je ne préfère pas répondre à cette question tant la réponse serait risible... L'accessibilité d'AIR et de Silverlight sera-t-elle meilleure ? J'en doute, car pour que ces problème d'accessibilité soient traités, il faudrait déjà qu'ils soient pris en compte, ce qui est loin d'être le cas.

Pour conclure, les avantages des technologies Rich Internet Applications existent bel et bien mais leurs inconvénients sont malgré tout bien nombreux. Peut-être l'avenir de l'Internet réside-t-il dans ces applications riches, peut-être suis-je sénile, réfractaire à l'innovation et médisant (à 18 ans, ça promet pour la suite !), mais je ne vous demande qu'une chose : imaginez un Web où chacun de nos choix logiciels et matériels impliquerait un accès partiel à l'information contenue sur la Toile, imaginez encore que votre droit d'accès à l'information dépendent des choix mercantiles du distributeur d'une technologie propriétaire, imaginez... Non ! N'imaginez plus ! L'heure n'est plus aux rêveries : il nous faut trouver un consensus qui permette de garder l'internet libre et ouvert comme il l'est depuis sa création. Comment ? Personne ne le sait encore, et c'est là que vous intervenez. Parlez de ces craintes, expliquez-les, et ensemble trouvons une solution. N'oubliez pas que le futur du Web est entre vos mains...

21 août 2007

Quid du futur de la vidéo en ligne ?

Aujourd'hui, le marché de la vidéo en ligne est en pleine effervescence et se partage en de nombreux secteurs diversifiés. Pour autant, de nombreux problèmes se posent et aucun business model n'arrive à se frayer véritablement de place sur ce marché. Au delà des faibles bénéfices générés, des problèmes de copyright et même désormais des problèmes d'infrastructures, ce sont les usages qu'il reste à faire évoluer vers une forme plus mature que ce qu'elle peut être aujourd'hui. Ensemble établissons un compte rendu de la vidéo sur Internet dans son ensemble pour tenter de dessiner sa silhouette de demain.

Vidéo

De la technologie aux usages...

L'insertion d'une vidéo aujourd'hui ne s'effectue que très rarement sans Flash, technologie propriétaire de streaming qui pose la problématique de l'intéropérabilité, le plugin Flash d'Adobe étant nécessaire à la lecture d'une vidéo et posant des problèmes de compatibilité sur certaines plateformes. Sa mise en place dans une page Web ne peut se faire sans l'insertion d'une portion de code (x)HTML généralement fournie par les sites de publication de vidéos la plupart du temps peu soucieux du respect des standards du Web.

Ensuite, les capacités de nos lignes téléphoniques ainsi que de nos infrastructures réseau limitent les données transférées, parfois même de manière drastique en fonction de notre géolocalisation (je vous rappelle que tout le monde n'est pas encore passé à l'ADSL). Cela contraint la publication de vidéos à des vidéos de petite taille et de piètre qualité, la compression des données étant obligatoire pour les débits asymétriques dont nous disposons.

Ces problèmes d'infrastructures conditionnent les usages que nous faisons de la vidéo sur Internet : courtes durées, qualité décevante, il ne nous est possible de visionner que quelques minutes de programmes courts. Ainsi, dans le but de fidéliser le client, les plateformes sont obligées d'agréger de nombreux contenus potentiellement en rapport avec le contenu visionné afin de le proposer au visiteur initialement de passage. Il est impensable de regarder des programmes longs auxquels des problèmes de copyright viennent s'ajouter à ceux déjà posés par les infrastructures.

Des tentatives de réponses aux besoins naissants

L'homme aime par nature s'inventer régulièrement de nouveaux besoins et aujourd'hui ces besoins viennent directement des frustrations que lui apporte la télévision qu'il regarde depuis si longtemps déjà. La vidéo en ligne n'est pour l'instant qu'une ébauche de ce que deviendra le remplaçant de cette TV si populaire. Regardons l'évolution de la télévision : tout a commencé en noir et blanc, puis est arrivée la couleur, la diversification des chaînes, l'arrivée du cable et de la télévision par satellite (offrant un bouquet de chaînes thématiques, du contenu payant ainsi qu'une bien meilleure qualité), des VHS puis des DVD pour enfin arriver aux platines d'enregistrement ou de lecture en différé du contenu.

Maintenant, regardez ce que la vidéo par Internet offre : des contenus encore plus diversifiés classés par thématiques (le plus souvent sous la forme de "chaînes"), la possibilité de téléchargement et de stockage de l'oeuvre visionnée (ou non) et la lecture au moment voulu du contenu. A part les problématiques de durée du contenu et de qualité, tous les atouts de la télévision ont peu à peu été intégrés à la vidéo en ligne, voire même parfois plus : l'abonnement à un contenu ciblé via RSS pour ne pas louper d'émission, la possibilité de réaction/interaction avec les éditeurs du contenu, l'association de contenu par thématique après visionnage et même pendant le visionnage pour pouvoir zapper à tout moment si le contenu ne me plaît pas, etc.

La première étape d'évolution s'effectue donc au fur et à mesure de l'appropriation des techniques télévisuelles. Reste à régler le problème de la qualité du contenu, ce que Joost ou Babelgum essayent de faire via leurs plateformes respectives basées sur un système P2P (Peer to Peer). Malheureusement, malgré les différents contrats signés avec des éditeurs de contenus, les offres vidéos proposées par ces nouveaux "médias" ne sont pas assez convainquantes pour la cible visée. La qualité de la vidéo reste également très décevante et les innovations ne sont pas au rendez-vous, mis à part la présence de widgets sociaux lors de la lecture.

Pour tenter de régler ce problème de qualité de l'image, il y a bien une solution proposée, j'ai nommé Stage6, la plateforme de diffusion de contenu vidéo créée par DivX qui ont réussi à mettre au point un système de compression sans perte ou presque : la qualité est bluffante et la mise à disposition de contenu en qualité HD est très appréciable, sourtout pour un visionnage plein écran, mais là encore le problème réside dans la forme propriétaire de cette technologie d'une part, et dans les trop faibles infrastructures de raccordement au réseau dont nous disposons d'autre part.

La vidéo en ligne a-t-elle finalement un futur ?

Bien évidemment, rien n'est encore joué pour la vidéo en ligne qui n'en est qu'à ses débuts. Des logiciels comme Miro que je vous ai présenté il y a peu sont incroyables en cela qu'ils proposent une nouvelle expérience utilisateur évolutive en agrégeant le contenu vidéo désiré, en le stockant et le gérant comme jamais auparavant. Cela pose la première pierre d'une ère qui va donner tout son sens aux technologies Media Center qui fleurissent depuis quelques temps sur nos PC portables ou PC de salon en proposant du contenu disponible en local (parfois même en qualité HD) et en proposant sa diffusion/gestion sur un écran de télévision.

A côté de ça, je pense que les plateformes du type Joost n'apporteront pas grand chose au marché tant que les accords qu'ils ne signeront pas ne concerneront pas les produits chouchous des grandes chaînes de télévision telles les séries américaines ou les divertissements. Ils ne seront utiles que par l'argent qu'ils insuffleront dans le marché et par la mise en place des premiers accords de diffusion de contenu qualitatif sur le Web. Ce sera une sorte de transition après laquelle ils devront soit évoluer, soit savoir s'effacer lentement au profit d'usages différents.

Les problèmes de copyright étant réglés par les accords mentionnés ci-dessus qui existent déjà pour d'autres types de contenu vidéo actuellement disponibles en ligne, ce sera finalement la monétisation qui devra véritablement s'inventer un modèle viable. L'intrusion de publicité pré/post visualisation risque de s'imposer comme un standard pendant quelques temps, au moins le temps de trouver une solution plus adaptée à la philosophie du Web, puisqu'étant déjà utilisée massivement sur la télévision.

Finalement, le véritable frein à cette évolution restent finalement les infrastructures réseaux : le très haut débit (fibre ou cable) devrait à son tour débloquer la situation, permettant le transfert de données conséquentes à travers le réseau, le tout de manière symétrique pour permettre à la fois le téléchargement (download) et le téléversement (upload) des données vidéos pourquoi pas en HD. Restera aux ISP (Internet Service Providers ou Fournisseurs d'Accès Internet) de revoir leur business model pour s'adapter à ce nouveau type de transfert de données extrêmement coûteux en bande passante.

En attendant tous ces changements, la télévision n'est pas encore morte, loin de là et il lui reste même de beaux jours devant elle. Ces changements, tant soit peu qu'ils se fassent, ne se feront pas en un jour et la transition sera longue. D'ici là, d'autres évolutions peuvent avoir lieu, changeant totalement notre vision de la vidéo online, la première étant l'apparition de la balise <video> avec la nouvelle version du langage HTML d'ici 2010, ce qui devrait révolutionner l'insertion de la vidéo dans les pages Web en permettant de concurrencer Flash dans ce domaine.

La vidéo sur Internet de demain, vous la voyez comment vous ?

8 mai 2007

Microsoft entre dans l'ère de l'Internet

Cela fait des années que Microsoft avait abandonné le marché de l'Internet pour se concentrer sur le logiciel, leur monopole étant assuré grâce à Internet Explorer, notamment dans sa version 6. Aujourd'hui, l'arrivée de sérieux concurrents et l'instauration d'un marché solide et à fort potentiel les fait revenir petit à petit dans la course. C'est bien connu, là où on a des sous à grapiller, on ne tarde pas à voir les marchés investis par les plus grands.

Logo Microsoft

Rappelez vous qu'il y a eu quelques longues et interminables années pendant lesquelles Microsoft avait démantelé l'équipe développement d'IE, laissant la place à la concurrence et permettant ainsi de faire émerger Firefox. Aujourd'hui, Microsoft ne s'y fera pas reprendre à deux fois. La menace de la perte de monopole est devenue si grande que la venue d'IE7 s'est imposée d'elle même. Il ne fallait pas laisser d'autres utilisateurs partir si facilement vers les alternatives : la perte de 20% d'utilisateurs aura suffit à être le facteur déclenchant à la remise en route du développement d'IE.

Après IE7 venu contré Firefox 2, c'est Internet Explorer 8 qui va prendre la relève. Annoncé au Mix07, IE8 a pour mots d'ordre la "sécurité et la facilité d'utilisation". Chris Wilson, chargé de gérer l'équipe de développement de ce navigateur a assuré que le support des standards était une priorité. Je suis prêt, pour la première fois de ma vie, à y croire, connaissant quelque peu Chris en tant que co-chair du W3C HTML Working Group, dédié à la création du nouveau langage HTML. verdict en octobre 2008, un an après la sortie de Firefox 3.

Mais IE n'est pas le seul champ d'action de Microsoft sur le Web. La firme se lance dans l'élaboration d'une suite d'applications Internet dont on sait encore peu de chose. Le Web 2.0 ou Web applicatif attire les convoitises. A suivre également l'arrivée prochaine de Silverlight, un concurrent à la technologie Flash d'Adobe, avec l'intention de conquérir les marchés des sites communautaires et multimédia grands public à la Youtube. Enfin, Hotmail évolue et devient Windows Live Hotmail, disponible en beta depuis longue date. Nouvelle ergonomie, nouvelles technologies, capacité de stockage doublée, Microsoft s'aligne sur ce point avec les autres webmails disponibles sur le marché et notamment sur un grand concurrent qu'est le Gmail de Google.

Microsoft se lance donc à nouveau dans les solutions et applications Web qu'il avait délaissé depuis quelques années. Il ne laisse pas pour autant Windows de côté mais devra faire des efforts à mon avis considérables en terme d'interopérabilité pour reconquérir le public perdu jusqu'alors. Mais le fait qu'une telle firme revienne, un peu en retard, sur un tel domaine est la preuve qu'il est encore prometteur et que nous ne sommes qu'au début d'une ère de convergence entre multimédia, information et télécommunications. Le meilleur est encore à venir, alors : stay tuned !

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