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Tribulations d'un geek...

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26 avril 2009

S'adapter pour survivre

De tous temps et depuis sa naissance, l’homme est sujet au changement. Il a su évoluer dans un monde parfois hostile, à traversé de nombreuses épreuves sans pour autant disparaître. Mais avec la sédentarisation et l’évolution d’une espèce sont nées des habitudes qui s’opposent au changement et qui pourraient bien mener l’homme à sa propre perte s’il ne se s’adapte pas plus rapidement à ce monde qui lui devient hostile par sa propre faute.

La fable de l’homme sédentaire qui vivait au rythme de la nature, des saisons et de la chasse est bien éteinte. Tout juste est-elle désormais bonne à nourrir l’imaginaire des enfants, remplir les livres d’histoire et occuper quelques scénaristes hollywoodiens. L’homme depuis a bien changé : il s’est d’abord sédentarisé, puis a créé des règles politiques et économiques afin de bâtir une société qui a peu à peu évoluée.

Le changement n’a jamais cessé à cela près qu’il ne fut plus instauré par la nature, mais par l’homme lui même. Les nouvelles lois qui régirent sa vie ne furent plus jamais la biologie ou la physique, mais la loi du marché, l’ambition, le profit et l’égoïsme. C’est pour vaincre l’égoïsme croissant de l’homme que de nouvelles lois lui ont été imposés peu à peu à un tel point qu’il est désormais infantilisé et déresponsabilisé de toute part.

Cette déresponsabilisation a mené à un mépris des lois pour une simple raison : l’infantilisation à outrage de l’homme a fait de lui un être ignorant qui a oublié les raisons même qui ont donné naissance à ces lois. Le mépris des lois a conduit à en créer de nouvelles, plus répressives, plus idiotes, et au final tout ceci n’a fait qu’empirer. Le malaise social s’est ainsi peu à peu installé au sein de nos sociétés.

Aujourd’hui, nous avons à faire face à de grands problèmes, certes économiques, certes écologiques, mais bientôt sociaux et culturels. Le nombrilisme nous a amené à oublier les conflits qui peuvent émerger à cause du manque de pétrole, ou même d’eau potable. Car si le pétrole n’est pas si vital, l’eau potable, en revanche, l’est et on oublie souvent de dire que la surpopulation, le gaspillage et les changements climatiques conduisent peu à peu à sa rarification.

A force de croire que le monde allait finir par évoluer en même temps que lui, l’homme en a fait un ennemi. Le fait est que non, les grands problèmes qui s’offrent à lui ne vont pas se régler d’eux même; non ils ne peuvent attendre quelques décennies encore. En refusant de voir la réalité en face : nous nous condamnons peu à peu.

En refusant toute responsabilité et en étant peu à peu privés de tout moyen d’agir, se reposant sur un système dont nous sommes devenus esclave, nous avons oublié comment faire face à une situation de crise. Je ne parle pas de la crise qui est sur les lèvres de tous les journalistes en ce moment, je parle d’une crise bien plus grave : une crise mondiale sociale, culturelle, écologique, économique, politique, scientifique, militaire, philosophique, bref, polymorphe. Cette crise nous guette tous si nous n’agissons pas dès demain.

J’ai foi en l’être humain. Il a su se sortir des pires situations en tous temps. Cependant, la gravité de cette situation particulière reste sans égal. Il va falloir agir et vite, ensemble, retrouver la faculté d’adaptation qui fut la notre pour s’adapter à ce nouveau monde avant de le pourrir plus encore par notre obstination à avancer sans regarder ce qu’il se passe autour de nous. Jetons nos œillères, réveillons les consciences et ensemble ouvrons la voie vers le changement, celui qui marquera notre salut.

8 mars 2009

Le logiciel libre : une source d'inspiration pour les nouveaux modèles socio-économiques ?

Innovation

Avant-propos : Ce billet est le compte-rendu d’un atelier qui a pris place lors du CantineCrisisCamp, aujourd’hui même. Je tente d’y synthétiser ce qui m’ont semblé être les réflexions majeures qui furent abordées et essaye d’enrichir le débat avec quelques pierres que je n’ai malheureusement pas pu apporter à l’édifice par manque de temps. J’ai également volontairement ommis le retour d’expérience de Michel Sasson qui devrait faire l’objet d’un autre post (accompagné d’une interview vidéo).

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5 mars 2009

Crisis Camp #1 : pour faire face à la crise !

La crise, ce mot, simple mais évocateur, est sur toutes les lèvres. Prononcé souvent à tort, parfois de travers, il affecte n’importe quel auditeur d’un rictus nerveux venant assortir une mine déconfite. Pourtant, il s’agit d’une opportunité à saisir : modifier les préceptes qui jusqu’alors prévalent (ou devrais-je dire, prévalurent), repenser les modèles et agir différemment pour aller de l’avant, voilà la véritable démarche à adopter en ces temps difficiles.

Mais seul, que pouvons-nous faire face à un phénomène de cette ampleur ? Peu de choses hélas, c’est pourquoi le premier Barcamp consacré à la crise est organisé cette semaine à la Cantine : le CantineCrisisCamp #1. Leur but ? Fédérer des économistes, des technophiles, des chercheurs, des chefs d’entreprises, des banquiers alternatifs, des informaticiens, des militants et tout un chacun pour ouvrir le débat et engager une réflexion sur un sujet aussi brulant que celui-ci.

Situé dans les locaux de la Cantine, de 13 à 19h samedi prochain (7 mars 2009), l’évènement devrait rassembler quelques dizaines de personnes ayant envie d’échanger sur le sujet. Le principe du Barcamp ? Pas de spectateur, tous acteurs ! Un avis à partager, une idée à développer, venez donc le faire autour d’un des ateliers, ou pourquoi pas animer vous-même un des ateliers, tous aussi variés qu’intéressants.

J’aurais pour ma part le plaisir de m’y trouver tout l’après midi. Profitant d’ailleurs de ma matinée pour faire un petit safari photo dans les rues parisiennes, j’ai quelques heures à tuer avant le début du Barcamp. Si vous désirez manger un bout ensemble ou discuter autour d’un verre, n’hésitez pas à me faire signe par mail ( deeder [at] libert-fr [dot] com ) ou en laissant un commentaire ci-dessous.

Peut-être à samedi ! ;-)

Liens complémentaires :

15 juin 2008

La ruée ver l'or noir...

Les temps changent. Rappelez-vous bien : il y a un an, le prix du baril de pétrole était encore en dessous de la barre des 75$, tandis qu'aujourd'hui, il flirt avec la barre des 140$, soit une augmentation de près de 100% en un an. Les professionnels dont l'activité dépend de cette matière première portent le gouvernement coupable de stoïcisme, le français moyen se contente de râler après les taxes, mais rares sont ceux qui voient plus loin que le bout de leur nez. Oyez citoyens français et râleurs, aussi pléonasmique que cela puisse sembler, oyez habitants de cette Terre : n'oubliez pas de regarder ce qui se profile à l'horizon et qui ombrage votre avenir.

Pourtant, la fin de l'ère pétrolifère n'est pas si loin de l'extrémité de leur nez, à quelques centimètres tout au plus. Les citoyens comme les gouvernement préfèrent rester aveugles que de loucher sur cette problématique qui, bien qu'abordée depuis des années, n'a encore pas trouvé de solution. Au lieu de se reconvertir à long terme de manière à ne pas déstabiliser l'économie sur laquelle notre croissance est fondée, la politique de la docte-ignorance face conséquences imminentes de la flambée des hausse du pétrole et à plus forte raison encore de sa disparition définitive à long terme, couplée à l'inaction des dernières décennies nous ont emmenés dans une impasse.

D'un côté, on incrimine les taxes alors qu'il est juste qu'une énergie si polluante que celle issue de la combustion du pétrole, sous toutes ses formes plus ou moins raffinées, soit fortement taxée et qu'il serait encore plus insensé de réduire ces mêmes taxes, puisque ce faisant, nous pousserions à la consommation d'une matière première et fossile dont on sait qu'elle ne sera plus disponible en grandes quantités pour longtemps. Autrement dit, la détaxation pousserait à la consommation, ce qui impacterait grandement sur les quantités de pétrole encore disponible et induisant ainsi une hausse des prix, se répercutant d'ailleurs d'autant à la borne. Qui a prononcé le terme de "cercle vicieux" ?

D'un autre côté, on pratique la politique de l'autruche en refusant de voir l'imminence de la crise et en reportant à demain des mesures qui auraient pu être prises hier. Ces mesures sont pourtant nombreuses, de l'industrialisation de nouveaux carburants (l'huile de colza fait des tourner à merveille les tracteurs qui sillonnent ma campagne ardennaise) au remplacement de certains polymères constituant la plupart des matières plastiques que nous côtoyons chaque jour par des bio-polymères qui ont en plus l'avantage d'être biodégradables. Si nous avions pensé à cela auparavant, peut-être aurions nous encore des bouchons de taille décente sur nos bouteilles en plastique[1].

Pris à notre propre jeu, nous ne pouvons désormais plus reculer. Il reste à espérer que l'explosion de la bulle spéculative qui se forme autour du pétrole et de ses marchés, programmée par les analystes pour dans deux ou trois années, nous offre un sursis assez long pour développer une économie parallèle et indépendante du pétrole, et ce notamment grâce au réinvestissement des plus-values générées par la chute du prix du baril inhérente à l'explosion de cette bulle spéculative dans les énergies nouvelles. Du moins je l'espère de tout mon coeur car cet espoir est le dernier qu'il nous reste. Sans cela, je ne crains que le prix à payer pour une telle insolence de notre part que celle de n'avoir su écouter les spécialistes ne puisse trouver à ce jour sa place dans notre imaginaire. Le prix économique et humain sera très dur à payer et laissera des stigmates que le temps n'est pas prêt d'effacer.

Heureusement que je crois en l'homme et que se morfondre n'est que la pire et la plus inutile des options qui s'offrent à moi, sinon je crois que j'y aurais déjà cédé depuis bien longtemps. Mais les épreuves ne sont-elles pas là pour nous faire sortir de nos retranchements ?

Notes

[1] Je soupçonne fortement la hausse du prix du pétrole d'être à l'origine de ces économies de bout de chandelles, mais néanmoins nécessaire à la viabilité de ces industries, manifestées par la récente réduction par un facteur deux de la taille des bouchons obturant les bouteilles plastiques.